Samedi 27 mars et mercredi 31 mars, 20h, cathédrale de Lausanne
La Passion selon saint Matthieu est un des monuments de l’histoire de la musique. Elle représente un point culminant dans l’œuvre de Bach.
Jean-Sébastien Bach la compose pour le culte du Vendredi saint à l’église Saint-Thomas de Leipzig, dont il est le cantor. Cette église lui offre un espace sonore exceptionnel. Sa tribune permet de faire dialoguer deux orgues, deux orchestres et deux chœurs. La Passion selon saint Matthieu marque l’apogée de ce genre musical. Son écriture imposante induit un effet stéréo et plonge l’auditeur dans un tourbillon musical et émotionnel, grâce à l'utilisation de nombreuses formes musicales - récitatif, aria, arioso, écriture chorale polyphonique ou homophonique, double chœur et choral.
«C’est sûrement un opéra!»
Les Passions de Bach sont aujourd'hui l'exemple de la musique religieuse, mais ce n'est pas le cas à son époque. Les fidèles n'ont pas l'habitude d'être troublés par la musique d’église et s'attendent à des mélodies harmonieuses et simples à retenir. Autant dire que personne n’avait jamais entendu musique aussi bouleversante! Les premières exécutions de la Passion selon saint Matthieu reçoivent un accueil mitigé. Une vieille dame s'écrie même, le Vendredi saint de l’année 1729: «Dieu nous garde, c’est sûrement un opéra!»
L’entier de l'œuvre de Jean-Sébastien Bach tombe dans l’oubli après sa mort, en 1750. Ce n’est que le 11 mars 1829 que Félix Mendelssohn dirige à nouveau la Passion selon saint Matthieu. L'événement marque la véritable renaissance de Bach et lui permet de retrouver la place qui lui revient dans l’histoire de la musique.





